Water And Other Games

Water And Other Games
10 Tracks 1 Disc
  • 1. Water and other games
  • 2. Girl Talk
  • 3. Nemesis
  • 4. Fee-fi-fo-fum
  • 5. Monk's dream
  • 6. Bas de laine
  • 7. Margerine
  • 8. Beatrice
  • 9. Gulp
  • 10. When it's sleepy time down South
LA PRESSE :










Michel Mainil a une double personnalité. Derrière son côté affable, aimable, toujours à l'écoute des autres, bien ancré dans son rôle de responsable des programmes du Centre Culturel de La Louvière se cache un jazzman. Un vrai, un pur. Peut-être même sa vraie identité!


Une personnalité qui éclate totalement, sans aucune retenue dans son dernier album "Water and other games".


Peut-on le comparer à Sonny Rollins lorsqu'il tire de son saxo un son aussi chaleureux et feutré ou à John Coltrane lorsqu'il se met à le faire souffrir pour en sortir des sonorités audacieuses. Poser la question, c'est déjà y répondre. Et il y a pire comme comparaison .

Du jazz, du beau jazz! Somme tout très classique mais drôlement bien ficelé.

Des reprises de Wayne Shorter, de T.Monk, ou de Sam Rivers; des compositions originales du quartet et un accessit pour celle de Michel qui en débutant l'album en donne directement le ton.

Mais parlons de l'accompagnement.

Alain Rochette au piano s'adapte parfaitement bien aux différentes atmosphères de l'album et ce par un jeu précis, rythmé et vigoureux à souhait.

José Bedeur à la contrebasse impose avec la régularité du métronome le tempo et le batteur Antoine Cirri vibre parfaitement bien à l'unisson du quartet.


Quant à Michel Mainil, en parfait leader, il sait s'imposer tout en laissant suffisamment d'espace aux autres musiciens. Pas de notes inutiles, le respect d'une tradition acquise par sa longue expérience de sideman en Belgique et à l'étranger.
Un musicien en pleine maturité, que l'on sent bien dans sa peau, digne de figurer parmi le gotha du jazz européen. Une étape supplémentaire qui lui donnerait l'assurance nécessaire pour se laisser aller dans des compositions plus fortes, encore plus osées.

Mais il faut laisser le temps au temps. Et ne boudons pas le plaisir d'écouter cet excellent album et de découvrir un autre visage de Michel Mainil. Celui du plaisir!"Waters and other games"

A savourer rapidement.


    Etienne Payen






Depuis vingt ans, le jazz belge n'a jamais connu une telle floraison de talents, révélés ces dernières années avec Phil Abraham (trombone), Philippe Aerts (basse), Fabrice Alleman (saxophone ténor et soprano), Stéphane Galland (batterie) ou Ivan Paduart (piano). Cette énumération dictée par une mémoire hâtive, ne peut être exhaustive. D'autres musiciens méritent d'y paraître. A commencer par le saxophoniste Michel Mainil, entouré dans son dernier CD d'orfèvres rythmiciens : Antoine Cirri (drums), José Bedeur (basse) et le pianiste Alain Rochette au jeu beaucoup plus vitaminé que jadis. Mainil se différencie en n'adoptant guère un langage systématiquement calqué sur celui de John Coltrane. Dernier génie du jazz certes, mais il devient lassant d'entendre les jeunes saxophonistes manger un peut trop goulûment dans son assiette et accoucher de lambeaux convulsifs.
Les prémices du jeu de Michel Mainil nous font remonter à Coleman Hawkins, avec les chuchotements de Ben Webster, en passant la rugosité d'un Gene Ammons ou de Arnett Cobb, tous deux dédaigneux des notes de neige. La précision horlogère de " Margarine " séduit, les dérapages contrôlés de " Béatrice " accélère le plaisir d'écoute. Quant au son " très Sidney Béchet " de " When it's sleeping time down south ", il prouve l'écoute attentive des maîtres à laquelle s'est livré Mainil, peu enclin à se laisser porter par l'opportunisme des modes.


    Marc DANVAL Le Soir Magazine - 25 février 2004



La pochette de Water And Other Games a un look rétro qui de prime abord ne donne aucune indication sur le contenu musical du cédé qu'elle protège. En allant voir sur le site du leader, on apprend que Michel Mainil, diplômé du conservatoire de La Louvière et responsable du centre culturel de cette même ville, est passionné de jazz et qu'il en joue sur scène depuis fort longtemps.
Après 32 années de musique live, l'homme sort enfin de l'ombre et, à 48 ans, décide d'enregistrer un disque. Le premier titre, le seul de sa plume, étonne d'emblée par le grain du ténor, l'aisance du musicien et ce son ample qui nous ramène quelques 40 années en arrière quand Rollins ou Coltrane, alors maîtres des forges, boutaient le feu à leur musique avec des airs de chaman. Le reste témoigne d'une science évidente du répertoire, Mainil reprenant à son compte le fameux Fee-Fi-Fo-Fum de Wayne Shorter (souvenez-vous : c'était sur Speak No Evil en 1964), Beatrice extrait du non moins fameux Fuschia Swing Song de Sam Rivers (1964), Nemesis emprunté à Dave Holland (Extensions, 1989), Monk's Dream et quelques autres titres moins connus. Le pianiste Alain Rochette et le contrebassiste José Bedeur se fendent chacun d'une composition et le tour est joué. Enfin presque, car le cédé se clôture sur un When It's Sleepy Time Down South qui vient rappeler avec élégance qu'on est là pour le plaisir avant toute chose.
Et on s'amuse d'ailleurs beaucoup à écouter cette musique bien jouée avec beaucoup d'émotion et de respect. Ce disque nous incite même à retourner à la source et à ré-écouter ces classiques intemporels interprétés par leurs créateurs. C'est dire d'une autre façon qu'il apprendra à ceux qui le connaissent encore mal à aimer le Jazz. Si c'était là l'une des intentions de Michel Mainil, sa mission est réussie au-delà de toute espérance


    Pierre Dulieu - Juin 2004




Francis Chenot (Une Autre Chanson n° 106 - Mai 2004)



Le Louviérois amoureux du jazz fait la fête à Frameries



Trente ans qu'il jazz à tout berzingue ! Michel Mainil, Loup jusqu'au bout de son saxo, à la passion musicale contagieuse. " Sans doute parce que bien plus que la musique classique, le jazz provoque une fabuleuse interaction entre les instrumentistes ", confie-t-il.


Les mélomanes connaissent bien cet artisan minutieux qui affiche une carrière mélodieuse. Big band, orchestres de variété, groupes de salsa, quintet de jazz réclament son talent. A l'aube de ses 50 ans, il réalise enfin un rêve : l'enregistrement d'un premier album en tant que leader. Michel Mainil a inscrit son nom au générique de nombreux opus mais un CD rien qu'à lui et son quartet, c'était inédit. Flashé par la virtuosité de Duke Ellington, Michel Mainil s'est initié au saxo et à la clarinette à 16 ans. Dans la vie, le Louviérois gère la programmation théâtre, danse et cirque du Centre culturel régional du Centre. Les feux de la rampe lui sont donc familiers ! Il sera ce vendredi 30 janvier à la Fabrique de Théâtre de Frameries où l'on déroule volontiers le tapis rouge au courant musical né au début de la colonisation des Amériques. Mainil ne remonte pas le temps jusque-là : l'album propose un panorama du jazz de 1930 à nos jours. Les dix titres reprennent des standards, des reprises et aussi des compositions originales du quartet. " Pour le néophyte ou le connaisseur, c'est un CD qui offre une vitrine de sept décennies de jazz avec une assez belle cohérence dans le choix des morceaux. Water and other games, le titre du disque, est un clin d'œil au thème de l'eau. Ca m'est venu lors d'une balade au bord du Canal du Centre. La pochette rappelle l'idée avec humour "



Le projet personnel de Michel Mainil a vu le jour en six mois grâce à la complicité de partenaires locaux et institutions hennuyères. Une affaire d'hommes liés par trois petites notes.



    Catherine Bastin - La Nouvelle Gazette - 29 janvier 2004





Voilà une musique bien internationale pour du jazz 100 % belge ! J'écris çà parce que ce quartet est l'inusable formule qui fit la gloire des Stan Getz , Coltrane et Wayne Shorter (sur disques only) à leur époque de gloire (sic !): sax ténor plus piano/ basse/ batterie et que cette musique est jouée dans le monde entier.
Et rien ne me dit à l'écoute qu'il s'agit de musiciens enregistrés à Osaka, Honolulu ou Istanbul tant cette musique est universelle. Bouf et alors ? Alors, je dois dire que dans son genre Michel Mainil est un connaisseur. D'abord, il y a pas d'esbrouffe technique m'as - tu - vu. Deuxio c'est le versant décontracté de cette musique sans crispations ni durcissements. Cela permet de faire passer l'émotion dans le swing, le chant de la contrebasse (Bedeur), le son naturel de la batterie (Cirri), le toucher du pianiste (Rochette) et les harmoniques du ténor du chef ( le lideur!) admirablement intégrées au propos du saxophoniste. C'est un connaisseur le chef, je vous dis, quand on considère le répertoire. Béatrice de Sam Rivers, Girl Talk de Neal Hefti, Monk's Dream, Fee-Fi-Fo-Fum de Wayne, Dave Holland et Hal Galper. Tout ça me fait penser que Sam Rivers a joué longtemps avec Dave Holland, a enregistré avec Hal Galper (chez Blue Note, introuvable) et a précédé Wayne chez Miles en 1963 (Miles in Tokyo, Sony Japan, 1976). Les contributions personnelles de Bedeur, Rochette et Mainil complètent astucieusement ce tour d'horizon du quartet avec sax ténor sous de multiples angles de vue. En plus, le bassiste c'est moderne sans jamais donner dans le dégoulinant, le lafarisme affairé de ceux qui parmi ses collègues jouissent d'attirer sur eux la lumière des projos, attitude hors de propos ici et qui me dégoûte d'ailleurs ailleurs. Le batteur, c'est pareil ,le bon goût , j'vous dis. On termine avec le clin d'œil narquois de When it's Sleepy Time Down South, parce que ces types ne se prennent pas au sérieux. (Mais là tu y vas un peu fort, Antoine ! ) Les organisateurs de concerts de jazz auront raison d'engager ce groupe et vous de l'écouter dans votre salon. Je m'arrête maintenant, j'écoute les phrases de José Bedeur à l'archet dans la Margarine d'Hal Galper. C'est pesé, c'est livré, c'est servi chaud !


    Jean Michel Van Schouwburg - Jazz Around Mars 2004 et Impro Jazz Juin 2004



"Mainil komt uit La Louvière en bestrijkt de gehele jazzgeschiedenis, al werd hij vooral beinvloed door Coltrane en dan meer bepaald " Blue Train " en " Afro Blue ", duidelijk hoorbaar en het titelstuk. Met pianist Etienne Richard had hij de groep " A Monk's Flavour " met hier een uitloper in " Monk's dream ". Hij zit ook in de Honky Tonk Jazzband als klarinettist - op deze cd leiden de roffels van drummer Antoine Cirri naar een rustige en humorvolle versie van " When it's sleepy time downsouth " op sopraansax.


Neem nog Wayne Shorters " Fee-fi-fo-fum " op alt en je hebt een vrij volledig beeld van deze Henegouwse duizendpoot, die bovendien een druk organisator is en studeerde bij o.m. John Ruocco en Steve Houben. Pianist is Alain Rochette, bassist José Bedeur.


    Sim Simons - Jazz Mozaïek nr 2 Juni 2004






  • Released : 01/01/2004
  • Recorded : 10/2003 ->
  • Reference : ARAM 2003.101
  • Support : CD
  • Label : Aram

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